
De nombreuses festivités se sont succédées au sein du village mélinois depuis la fin du 19ème siècle. C'est à l'époque de la Saint Mathieu (21 septembre), que les premières festivités virent le jour dans le parc du château de la Haute-Melen. Tout orné de lanternes multicolores et de lampes vénitiennes, tout le village y était convié pour danser et boire gratuitement jusqu'au feu d'artifice qui mettait fin aux réjouissances.
Dès 1918, voulant oublier la période noire et dramatique qu'ils venaient de subir, les mélinois organisèrent immédiatement des festivités. A la Maison du Peuple, place de l'Eglise, s'organisaient des activités orientées vers le jeu de quilles, les combats et chants de coqs. Au Cercle Concordia, vers 1921/1922, une dramatique était mise sur pied et connu un beau succès. Ce comité qui se réunisait au Cercle Concordia oganisait aussi la fête annuelle de la Basse-Melen et le traditionnel bal de la Saint-Lucie (13 décembre).
La jeunesse de la Haute-Melen ne restait pas inactive et créa un comité des fêtes. Tous ces dévoués élaborèrent un programme des festivités qui déroulaient le premier dimanche, lundi et mardi du mois d'août. Différentes animations étaient à l'affiche, parmi lesquelles des courses cyclistes sur prairie, des courses de chevaux de fermes, des matches de football humoristiques dirigés par un arbitre déguisé en clown, etc... Le nombreux public mélinois et des environs pouvaient déguster une bière ou une petite goutte traditionnelle dans une buvette de fortune. Certaines années, le comité louait une guinguette dans laquelle se faisaient les bals du dimanche et le concert du lundi.
Dès la fin de la guerre (1940-1945) et dans la joie de la libération, des fêtes étaient organisées un peu partout dans la commune de Melen (le village ne fût repris sous l'entité de Soumagne que bien plus tard). Le comité des fêtes de la Haute-Melen, décidait, en avril 1948, d'acheter pour le prix de 15.000 francs belge deux baraquements de provenance allemande à l'armée américaine. Ces derniers furent transformé en une salle de fête sur la prairie du chateau de la Haute-Melen. Elle rendit de nombreux services (fêtes, Saint Nicolas, gymnastique pour les élèves des écoles, rallyes, marches, etc...) jusqu'en 1978, année où est décidée sa démolition pour des raisons de sécurité.
Le 3 septembre 1967, des jeux appelés "sans barrières" fût organisé et obtinrent un tel succès que les villages avoisinants les organisèrent aussi les années suivantes. Dans les années 1990, ces jeux prirent le nom de jeux "inter-village". A l'heure d'aujourd'hui, ces jeux ont pris la forme de compétition amicale entre les différents quartiers du village mélinois. On y retrouve les quartiers de la Haute-Melen (rouge), de la Basse-Melen (mauve), de l'enseignement et ses rues avoisinantes (bleu) ainsi que le quartier de la cité de Mercurey (orange). Celle-ci se déroule chaque samedi après-midi lors de la fête annuelle.
A l'heure d'aujourd'hui, le 1er weekend d'août reste le weekend de l'année pour les mélinois, telle la tradition depuis les années 1920. Celle-ci se déroule une année sur deux sur le site de la Haute-Melen (rue Haute, dans la prairie de la ferme Colson) ou sur le terrain de football de la jeunesse (rue de l'Enseignement). On y retrouve de nombreuses soirées, les jeux inter-quartiers, des tournois de pétanques ainsi que diverses animations aussi folles les unes que les autres.
Nous ne vous avons pas encore parlé des aubades et de l'enterrement de "mati l'ohé" mais cela ne saurait tarder...





